[Aparté] Chroniquer des livres auto-édités : avantages, désavantages, petit coup de gueule

J’ai décidé il y a un peu moins d’un mois de m’inscrire sur le site SimPlement, qui met en lien des auteurs (principalement auto-édités, c’est-à-dire qu’ils gèrent l’écriture, l’éventuelle impression, la publicité et la diffusion de leurs livres) et des lecteurs possédant un blog, une chaîne youtube, un compte Babelio ou tout autre moyen de publier un avis sur leurs lectures. Le principe est simple : un livre (en général numérique, mais parfois papier) contre une chronique. Le monde de l’auto-édition m’étant encore quasiment inconnu, j’avais quelques a priori sur la qualité de ce que je pourrais trouver mais je me suis lancée dans cette nouvelle aventure avec beaucoup de curiosité. J’attendais d’avoir un peu de recul pour t’en parler, il est désormais temps de faire le point sur cette formidable nouvelle expérience.

Mon expérience sur SimPlement :

Ce site est très sympathique. Ca fait un peu penser à facebook, on a une messagerie, un « fil d’actualités » qui nous permet de trouver des livres, et une page personnelle qui rassemble nos dernières lectures, notre score de confiance (on gagne des points petit à petit, à force d’honorer les contrats) et les commentaires des auteurs. Pour accéder à un livre, on peut soit en faire la demande à l’auteur, soit recevoir une demande de sa part si notre profil l’intéresse. A partir de là, on se fixe une date pour lire son livre et en publier une chronique quelque part, et c’est parti !

Personnellement, j’ai été surprise de l’activité constante de ce site : régulièrement, je reçois des demandes d’auteurs et j’ai déjà eu l’occasion de lire 7 livres depuis début octobre ! J’ai décidé de le faire en parallèle de ma pile à lire (on verra combien de temps j’arrive à tenir le rythme), et j’ai vite compris que je n’aurai pas le temps de tout chroniquer sur mon blog, c’est pourquoi j’ai ouvert un compte Babelio qui me permet de faire un suivi plus rapide et plus instantané de mes lectures. Et puis, j’ai décidé que je ferai désormais un petit bilan mensuel (que de changements sur ce site, ah là là !), ce sera donc aussi l’occasion de te présenter les SP que j’ai lus durant le mois. Rendez-vous le 1er octobre, donc !

Ce que ça m’apporte :

Je parlais de mes appréhensions concernant la qualité des livres en question, eh bien je dois dire que je suis très agréablement surprise. Evidemment, le risque de ce genre de sites, c’est qu’on se retrouve avec des livres peu ou pas connus, et qu’on ne peut pas se fier à des avis extérieurs avant d’accepter de les lire. Mais honnêtement, je n’ai encore pas été déçue de mes choix et j’ai systématiquement été étonnée en bien de l’originalité des histoires et du soin apporté à l’écriture. On est loin du travail amateur que je m’attendais à croiser ici !

Et surtout, ce qui me manquait encore un peu dans ma vie de lectrice et que j’essayais déjà de compenser en partie grâce au blog, c’est le contact avec les auteurs. Sur SimPlement, tout est mis en place pour qu’on puisse s’échanger des messages, discuter du livre pendant et après la lecture et sympathiser, et c’est vraiment un bonheur ! Je trouve qu’on lit différemment quand on apprécie la personne qui est à l’origine du livre, c’est une très jolie collaboration qui valorise autant ces auteurs qui se battent pour tout gérer sans l’appui d’une maison d’édition et les blogueurs qui travaillent eux aussi tous seuls et par passion.

Tu l’as compris, je suis enchantée par cette nouvelle aventure et j’ai déjà plusieurs livres que je me réjouis de te présenter prochainement.

Mais alors, pourquoi coup de gueule ?

On arrive au sujet qui me contrarie. Je te l’ai dit, via Babelio principalement j’ai commencé à écrire des chroniques pour ces livres auto-édités, et donc j’en lis aussi, évidemment, ce qui m’a permis de relever un certain comportement récurrent chez les chroniqueurs qui m’a fait réfléchir. Pour introduire mon propos, laisse-moi te raconter une anecdote.

Lorsque j’avais une quinzaine d’années, ma prof de français nous a un jour demandé d’écrire une rédaction. Je ne me souviens plus du sujet imposé, mais j’avais raconté une histoire à tendance horrifique sur un homme poursuivi par une Bête mystérieuse. Bref, à un moment donné, il apprend que la Bête a retrouvé sa trace, et j’ai écrit « Il n’avait plus qu’un mot en tête. Fuir. ». Je voulais que mon texte soit rythmé, pour amener du suspense et illustrer la précipitation de mon personnage principal, et j’avais volontairement mis un point après « tête », une sorte de pause dramatique pour marquer le mot « fuir ». Mais voilà, ma chère prof de français s’est contentée d’entourer le tout en rouge vif, en signalant que je ne savais pas utiliser la ponctuation correctement, parce qu’il aurait fallu écrire « Il n’avait plus qu’un mot en tête : fuir ». C’était la seule faute de ma rédaction, elle m’a coûté quelques points à la note, et si ce n’est vraiment pas une histoire tragique, je me souviens que la grande lectrice que j’étais déjà à l’époque s’est indignée qu’on puisse m’accuser de ne pas comprendre les règles de ponctuation alors que j’avais essayé de faire un choix stylistique.

Cet épisode m’a appris trois choses :

  1. Je n’aimais décidément pas beaucoup ma prof de français.
  2. Dans l’écriture comme dans l’art en général, on a deux stades : le premier stade, où on doit apprendre les règles établies et prouver qu’on sait les utiliser, et le second stade, où on peut se permettre de les déconstruire et de jouer avec. Si on joue avec les codes et que la personne qui nous lit croit qu’on n’a pas encore dépassé le premier stade, ça passera pour de l’incompétence ou des fautes de compréhension.
  3. Si on pense être au second stade, c’est très vexant de se retrouver face à des gens qui nous traitent comme des enfants à qui il faut expliquer les règles.

Pour en revenir à l’auto-édition, j’ai plusieurs fois vu des chroniqueurs dire « untel ne sait pas faire la concordance des temps/utiliser un vocabulaire adapté/choisir le ton approprié au genre du roman/… ». Or, pour moi, c’est placer directement l’auteur dans le premier stade, et se mettre dans la position du professeur qui doit lui expliquer qu’on ne mélange pas le présent et le passé simple, ou qu’on ne passe pas de « je » à « il » sans raison. Alors que finalement, on ne sait rien de son parcours et de son expérience, on ne peut en général pas être certain que ce n’était pas intentionnel de sa part ! Je suis entièrement d’accord que certains textes sont perfectibles ou un peu maladroits, mais je crois que le rôle du chroniqueur n’est pas de donner une leçon, de décider si l’auteur a fait des choix volontaires ou fait preuve d’incompétence. Son rôle est de donner son avis sur le texte, en le traitant comme un produit fini. Ca ressemble pas mal à la convention sociale qui veut qu’on préfère « je n’aime pas les cornichons » à « les cornichons, c’est mauvais », mais je crois que le message passe vraiment différemment si on dit « je n’ai pas aimé le décalage entre le vocabulaire et l’époque » ou si on décide d’avance et de manière un peu condescendante que « l’auteur ne sait pas adapter le vocabulaire à l’époque du roman ».

Peut-être que j’enfonce des portes ouvertes et que tout ce que je dis là est déjà évident pour tout le monde, et dans ce cas tant mieux ! Au final, tout ce qu’il faut retirer de mon blabla un peu confus, c’est que j’ai pris conscience à travers cette nouvelle expérience que les auteurs auto-édités sont capable d’offrir une qualité tout à fait comparable aux livres qu’on achète en librairie, qu’ils fournissent un boulot incroyable pour faire vivre leurs textes et qu’on aurait tort de les ranger trop vite dans la case des amateurs et de les prendre de haut.

En tout cas, si tu as un peu de temps à consacrer à des livres qui risquent de te sortir de ta zone de confort, je t’encourage vivement à me rejoindre sur cette plateforme : ça prend du temps, c’est certain, mais le contact avec les auteurs et la découverte de titres originaux et écrits avec le cœur sont follement enrichissants !

76 commentaires sur “[Aparté] Chroniquer des livres auto-édités : avantages, désavantages, petit coup de gueule

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  1. Waou! Quelle passion!

    C’est un sacré challenge de s’impliquer dans l’auto-édition. Je n’ai pas encore osé franchir le pas car en matière de SFFF je trouve déjà la production française pas assez osé, perfectible. A côté de cela, il y en a tant qui me tente de publier (et déjà dans ma PAL). Bref, j’admire le temps que tu consacres à ces auteurs qui tentent autant.

    Pour ton coup de gueule, je suis entièrement d’accord avec toi!

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    1. Faut dire que ces temps je suis en recherche d’emploi, j’ai pas mal de temps libre 😉 Et j’ai des échanges super agréables avec les auteurs, donc c’est très motivant !
      Oui je comprends, et puis ta pile est déjà gargantuesque alors c’est pas étonnant que tu veuilles privilégier les livres que tu as déjà achetés 🙂
      Ah ben j’étais pas sûre de faire passer mon message correctement, je suis bien contente si tu adhères 🙂

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  2. Je suis aussi sur simplement pro et franchement je viens de lire un roman génialissime, qui m’a fait passer un excellent roman (j’en publie la chronique mercredi), et quelques mois auparavant, j’avais lu un autre excellent roman auto édité. Du coup, je te rejoins complètement, coup de gueule compris !

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  3. Effectivement, il est plus compliqué d’écrire un avis pour un auteur auto-edité pour moi dans le sens où il risque de lire mon avis plus qu’un auteur connu qui n’a pas besoin de moi pour sa pub. Nos tournures de phrases et nos mots peuvent blesser lorsqu’ils sont mal interpréter et il est necessaire de faire un effort afin de faire passer son avis et ne pas blesser les personnes.

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    1. Oui, je vois bien ce que tu veux dire ! C’est clair qu’on est sûrs que l’auteur va lire ce qu’on dit, donc c’est plus intimidant et en même temps on a un sacré pouvoir entre les mains. C’est pour ça que pour moi il ne faut pas prendre la personne de haut et se permettre de donner des leçons, ça passe toujours mieux si on parle de son ressenti subjectif de toute façon 🙂

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    1. Haha on peut être contentes qu’elles nous aient pas dégoûté de la lecture au moins 😉
      Je te conseille d’aller jeter un oeil oui, tu pourrais bien faire de chouettes découvertes 🙂

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  4. Ca fait du bien de voir ce genre d’article ! La dernière partie me fait trop penser à ce que je fais en dessin, à mes remarques de mon prof qui me dit que mon dessin est encore assez maladroit, il n’a pas tord mais disons que j’adore déconstruire les règles donc… je saute les étapes. Même les profs sont faillibles et ta prof ne me paraissait pas du tout ouverte d’esprit : o

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    1. Oui je vois bien ce que tu veux dire, en dessin c’est pareil qu’en écriture ! 🙂 y a qu’à voir l’art abstrait 😉
      Ah non, pas très ouverte d’esprit je confirme, et pas très compétente non plus (on passait plus ou moins tout notre temps à regarder des films haha)

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      1. L’art abstrait ce fut une révolution dans le monde de l’art, mais si je commence je vais t’écrire des centaines de pages alors… Disons qu’on va éviter xD Mais oui le dessin ou l’écriture quand tu pratiques tu trouves ton style et aucune personne n’a le droit de te dire si c’est bon ou pas.

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        1. Hahaha ! Oui oui, ce que je voulais dire c’est qu’un oeil néophyte sera tenté de dire que « un enfant de 3 ans aurait pu faire ce dessin », alors que le peintre a d’abord prouvé qu’il était capable de faire du classique et ensuite il a fait toute une recherche pour déconstruire les codes 🙂

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  5. Je suis d’accord sur le fait de ne pas prendre les gens pour des abrutis. Néanmoins il y a des effets de style comme jouer sur la ponctuation et il y a des choses qui ne sont pas du français correct, ou alors qui sonnent très très maladroites. Et c’est vrai qu’on peut parfois retrouver des tournures maladroites ou des coquilles dans un livre édité par un éditeur. Mais théoriquement c’est quand même le travail de l’éditeur de veiller à la qualité du style, entre autres missions. Certains auteurs sont capables d’être leurs propres éditeurs, mais… pas tous.

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    1. Oui je suis d’accord, on peut trouver de tout ! 🙂 Mais je pense que c’est toujours plus respectueux de partir du principe que tout est volontaire (sauf s’il y a 2-3 fautes d’orthographe à travers le bouquin, là je pense que l’auteur sera content qu’on les relève gentiment) et de simplement donner son avis dessus, de toute façon si c’est pas voulu et que c’est maladroit le résultat sera le même, on aura pas aimé, mais le message passera différemment 🙂

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  6. Ce qu’il t’est arrivé avec ta prof, ça s’est passé pour moi aussi ! J’étais vexée comme un pou… Je crois que dans les rédactions scolaires, faut juste faire comme on nous apprend… Ca reste très formaté et on te demande l’être sans l’être, je ne sais pas si je suis bien clair.

    En tout cas, c’est très intéressant ce que tu dis, je ne donne justement pas ma chance aux auto-éditions à cause d’a-prioris… Par contre, j’ai tellement de livres à lire que ce ne sera pas pour tout de suite ! Mais je retiens le nom du site, je ne connaissais pas 😮

    Et bon courage pour ta recherche d’emploi 😉

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    1. Complètement d’accord ! Comme je le disais à Devolivre qui a aussi eu des soucis avec sa prof, on peut être contentes que ça nous ait pas définitivement dégoûtées de la littérature 😉
      Oui c’est clair que ça prend du temps de lire tout ça, pour l’instant j’essaie de jongler et de quand même faire baisser ma pile à peu près régulièrement, mais le jour où je trouve un job ça risque d’être plus tendu ^^ Merci d’ailleurs ! ❤

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  7. L’auto-édition c’est vrai que c’est assez difficile de se faire une idée dessus. J’ai lu deux livres auto-édités et je ne les ai pas trouvé exceptionnel, donc maintenant je suis très très sélective. Surtout que j’ai pas envie de devoir dire du mal d’un bouquin auto-édité. C’est déjà assez compliqué comme ça d’écrire un livre en indépendant, ça ne m’amuse pas de dire du mal de quelqu’un qui rame déjà..

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    1. Oui, c’est aussi ce qui me freinait au départ. C’est tout un art de savoir prendre des pincettes pour rester sincère sans blesser la personne qui a mis toute son énergie dans un livre, mais encore une fois je pense que si on parle de son propre ressenti en précisant que c’est subjectif, ça passe bien mieux 🙂 Et jusqu’ici j’ai toujours été surprise du regard très critique que les auteurs peuvent avoir sur leur propre livre… J’annonce directement que je ne chroniquerai pas systématiquement sur mon blog parce que ça me prend un temps fou, et plusieurs m’ont dit « pas de souci, si tu n’as pas assez de choses à en dire ça sera totalement ma faute » j’ai trouvé ça très courageux 🙂

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  8. Ton article est brillant et reflète bien la personne intelligente et perspicace que tu es. C’est un sacré défi que tu te lances et j’imagine ton agenda de ministre qui va aller avec! Je suis comme toi j’apprécie peu les blogueurs donneurs de leçons je pense que même si le style ou l’écriture ne nous plait pas il y a une façon de présenter les choses. Je trouve qu’il faut énormément de courage pour se lancer dans l’auto éditon donc démonter ces nouveaux auteurs juste pour le plaisir ou par frustration ou jalousie ce n’est pas acceptable ni constructif. En tout cas bravo à toi. Je trouve tes propos tellement justes!

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    1. Oh mais Lucie ! Arrête de me lancer des fleurs haha ❤ Mais je suis totalement d’accord avec toi 🙂 Des fois j’ai l’impression que c’est même pas de la frustration mais juste de la franchise un peu brute de décoffrage, mais si ça peut passer sur des chroniques de bouquins vendus à l’international où l’auteur a très peu de risques de lire cette chronique en particulier (et en a des dizaines d’autres pour contrebalancer), je pense que c’est très important d’adapter son ton pour des petits auteurs qui tentent de se faire connaître, parce que des notes très sévères auront un gros impact sur la promotion du livre…

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  9. Hé bien… Je crois que la première chose à faire serait de te dire merci. Je ne connaissais pas ce site et en auto-édition, le plus difficile est encore de se faire connaître. J’y ai créé mon compte et proposé mon livre. On verra ce que ça donne.

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    1. Oh ben super !! Du côté des chroniqueurs en tout cas, ce site bouge beaucoup 🙂 Je pense que dans un premier temps, c’est bien si tu trouves toi-même des lecteurs à qui proposer ton livre, parce que par exemple depuis que je me suis inscrite j’ai eu des demandes très régulièrement et comme on n’a pas le droit à plus de 5 livres à la fois (avec un compte gratuit) je n’ai pas encore eu l’occasion de regarder moi-même le catalogue ^^
      J’espère que tu vas trouver ton public, trop contente de t’avoir fait découvrir ce site 🙂

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      1. Je pensais regarder ça d’ici un jour ou deux. Mais, puisque tu m’en parles, et qu’en théorie tu corresponds à mon public, je vais commencer par toi 😉 Je vais t’envoyer une invitation. À toi de voir si tu as envie ou non de l’accepter.

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  10. Je connaissais ce site de nom, mais je ne m’y suis pas encore penchée mais ton article me donne carrément envie de tenter le coup ! Je ne connais pas le monde des livres auto-édités et ça me tente bien, d’autant plus que le fait d’avoir un contact avec les auteurs me plaît vraiment. Le seul problème est que je ne lis pas en numérique…

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    1. Ah oui, c’est plus embêtant… Je sais que certains auteurs ont une version papier (j’en ai justement reçue une hier, c’était la joie 😀 ), dans ce cas c’est écrit « Physique » dans les formats, mais je n’ai pas trouvé de moyen d’indiquer ce critère dans les recherches alors tu risques bien de fouiller au hasard un petit moment :/ Mais le site est encore en développement j’ai l’impression, il faudrait peut-être leur suggérer de rajouter un bouton de recherche 🙂 En tout cas je te recommande vraiment l’expérience, c’est trop chouette de discuter avec des auteurs !

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  11. Ton article est super intéressant, à plusieurs niveaux en ce qui me concerne :3 En tant que lectrice, j’adorerais y participer, mais avec la prépa je ne pense pas pouvoir le faire tout de suite ^^’ En tant que chroniqueuse, j’apprécie beaucoup que tu remettes le fait de critiquer un livre en perspective, ça aide à prendre du recul sur l’avis qu’on donne, et sur la façon dont il peut toucher les gens. Et surtout, je ne l’aurais certainement pas formulé aussi bien que tu l’as fait ^^’ Et en tant qu’aspirante écrivaine, je peine à écrire et surtout à imaginer comment je vais bien pouvoir éditer, alors peut-être que je trouverai des tuyaux sur cette plateforme 😀
    Donc triplement merci à toi pour la découverte et l’éclairage que tu lui donnes ^^

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    1. Oh ben dis donc, triplement de rien alors 😀 Oui, j’avoue que cette nouvelle expérience m’a fait bien réfléchir à la question, parce que c’est toujours délicat de se demander comment on formulera un commentaire si on n’a pas trop aimé, et j’ai vraiment lu des chroniques très incisives sur des bouquins qui, pour les avoir lus, ne le méritaient pas selon moi (ou en tout cas n’étaient pas aussi maladroits que ce qu’on en disait)… Va faire un tour sur ce site en tout cas, et tu peux même être lectrice ET éditrice ! (par contre je crois qu’il faut faire deux comptes séparés, parce que les interfaces sont très différents ^^)
      Je te souhaite plein de succès dans ton écriture en tout cas 😀

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  12. Je suis inscrite depuis le printemps sur le site mais je n’en ai pas lu autant que toi haha. Je trie soigneusement, il y a beaucoup de romans sur le site qui ne m’attirent pas du tout.. Personnellement, j’ai pris un peu de recul aussi car j’ai eu une mauvaise expérience avec un auteur qui n’a pas accepté la critique et qui est venu m’agresser par message comme quoi je n’avais rien compris à son livre et blablabla… Le contact avec les auteurs oui, c’est très bien, j’ai rencontré de super auteurs, mais certains se prennent pas pour de la merde et j’ai vraiment pas apprécié de me faire agresser comme ça (le plus ironique : j’avais quand même mis 15 au bouquin quoi.. on aura tout vu). x)
    Bref, il y a du bon et du moins bon, comme partout ! Mais c’est une plateforme intéressante 🙂

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    1. Aïe, oui évidemment on peut mal tomber, c’est comme pour tout… Pour l’instant je n’ai eu que des échanges sympas avec les auteurs (j’aime un peu moins quand les éditeurs parlent au nom de leurs auteurs par contre, donc j’évite ce genre de propositions) mais j’essaie de rapidement poser mes conditions pour que tout soit clair dès le début. Ca ne me met pas à l’abri de tout, c’est clair, mais j’espère que le genre d’épisodes que tu racontes ne m’arrivera pas trop souvent^^

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  13. C’est vraiment intéressant comme plateforme, je pense que je vais m’y inscrire dès que j’aurai du temps pour vraiment découvrir de petites pépites.

    En tout cas, c’est vraiment génial comme initiative et chouette que tu t’y impliques, c’est vraiment cool.

    Concernant ta partie « coup de gueule », je comprends finalement ton point de vue et celui de la professeur de français. Je vais tenter de m’expliquer, ça risque d’être un peu long. Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait qu’il faut apprendre les règles d’écriture pour ensuite pouvoir s’amuser à les reconstruire. Seulement, je me suis posée la question de « comment savoir si la personne a besoin d’une relecture sur le fond ou la forme? » Et bien, chacun a sa manière de voir les choses mais il est plus facile d’émettre une critique sur une règle d’écriture ( la ponctuation …) que sur une histoire puisque les règles sont communes alors que les histoires sont plus personnelles ( je ne sais pas si je suis très claire). Par dessus ce fait, l’écriture sur Internet est parfois plus directe et les personnes se focalisent sur les fautes sans tourner la phrase de telle manière à être constructif et de plus je pense que certains auteurs restent très conservateurs. Quelque part, il y a une certaine forme de mépris entre ceux qui savent écrire et les autres pour certains. Ce mépris peut se retrouver aussi dans les règles d’écriture.

    D’un autre côté et je l’ai ressenti sur Wattpad, les règles d’écriture permettent une certaine clarté et un confort de lecture. En écriture plus qu’en peinture, j’ai vu beaucoup de personnes dire qu’écrire un roman c’est vraiment facile par rapport au fait de peindre ou de jouer de la musique simplement parce qu’écrire est une base qu’on apprend tous. Or ce n’est pas le cas et je pense que le côté condescendant de certains vient de là. Encore une fois, ce n’est qu’une opinion écrite à chaud 😉

    Des papouilles 🙂

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    1. Je te conseille de faire un tour oui ! 🙂

      Je vois ce que tu veux dire oui, et c’est intéressant ! Simplement, pour moi, le rôle du chroniqueur n’est pas de faire une relecture, mais bien d’apprécier le livre en tant que client d’un produit fini, donc à partir de là c’est aussi pertinent de s’intéresser à l’histoire qu’au style, mais toujours du point de vue du lecteur et pas en s’improvisant éditeur 🙂

      Après, c’est clair que des livres qui bousculent beaucoup des codes peineront plus à trouver un public… Mais ça c’est le problème de l’auteur et tant qu’il en a conscience, je ne vois pas l’intérêt de le couler encore plus 🙂

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      1. D’accord, c’est vraiment dans un but d’appréciation de l’oeuvre, auquel cas c’est déplacé de ne voir que le style ( je pensais que c’était aussi pour aider l’auteur à se relire comme sur Scribay par exemple d’où ma remarque 😉 )

        Je suis d’accord avec toi, si l’auteur veut volontairement avoir une manière d’écrire atypique, je pense aussi qu’il faut le laisser faire et il n’y a aucun intérêt à le casser.

        Et bien voilà, je me suis réservée des heures lectures du coup :p trop hâte de découvrir tout ça 🙂

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  14. J’ai eu plus de chance que toi niveau profs de français. Et pourtant j’aime beaucoup scinder mes phrases avec des points qui n’ont rien à faire là (ça et les virgules partout : j’aime les virgules :P)

    Très chouette présentation de cette plateforme que je ne connaissais pas du tout. Tes remarques sur les critiques sont très justes, c’est terrible de toujours devoir répéter les mêmes choses 😦

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    1. Haha heureusement que t’as eu des profs ouverts d’esprit dans ce cas x)
      Chouette, je suis contente de t’avoir fait découvrir un truc 😀 Oui je pense bien que je ne suis pas la première à tenir ce genre de discours, malheureusement certains comportements ont la peau dure :/

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  15. Amen ! Merci pour ce coup de gueule, je suis totalement d’accord avec toi. Le problème avec l’auto-édition, c’est que les romans publiés ne passent pas par le « filtre » d’un commuté de lecture, du coup les gens croient à tort qu’on y trouve tout et n’importe quoi. À cause de ça, on ne les prend pas pour des auteurs à part entière, et on se permet de leur reprocher leur style et leurs innovations…. C’est vraiment dommage !

    C’était un article super intéressant 🙂

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  16. Ah super résumé de tes aventures avec l’auto-édition. J’ai envie de dire que c’est comme dans le monde de l’édition « traditionnelle », on trouve à boire et à manger. Je crois dans le travail de l’éditeur mais son but reste de vendre du livre alors bien entendu que ce qu’on y trouve est censé plaire mais un auteur peut s’auto éditer par choix, parce qu’il écrit ne serait pas assez vendeur, parce qu’il n’a pas trouvé l’éditeur qui lui convient… il y a sûrement autant de raisons que d’auteurs. Bon après le côté relation directe avec l’auteur peut aussi avoir des inconvénients.

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    1. Oui, je suis bien d’accord avec toi ! Et l’éditeur va souvent chercher ce qui peut plaire au plus grand nombre, quitte à faire l’impasse sur de petites pépites trop expérimentales… C’est vrai qu’au début ça me stressait de devoir donner mon avis directement à l’auteur, et en fait je suis toujours bien tombée jusqu’à maintenant alors j’ai surtout eu de très bonnes surprises 🙂

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  17. Je me suis inscrite sur simplement la semaine dernière et j’ai déjà quelques SP à lire ^^ je trouve cela génial et j’espère comme toi pouvoir découvrir des pépites! Merci pour ton article qui incite à la réflexion sur nos préjugés face à l’auto-édition 🙂

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  18. Je ne suis pas inscrite sur ce site, tout bêtement pour deux raisons, un parce que j’ai toujours peur de ne pas voir le temps et de me laisser un peu « submerger » par ces lectures, quitte à laisser de côté mes lectures « plaisir » et ça ça m’embêterai (mais après tout, c’est une question d’organisation^^). Mais aussi et surtout parce que tout bêtement, j’ai toujours peur de faire de la peine à l’auteur si je dis que je n’ai pas aimé le livre ^^
    C’est toujours délicat pour moi et c’est pour ça que je ne parle que rarement des livres que je n’ai pas aimé sur le blog ^^
    Et merci pour ton article très intéressant et bien construit ! =)

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    1. Oui je comprends, c’est un équilibre à trouver ! J’essaie de rester vigilante pour ne pas me laisser submerger mais pour l’instant ça me donne beaucoup de plaisir 🙂 et c’est vrai que c’est pas simple de parler de livres qu’on n’a pas aimé ! Mais il y a toujours un moyen de le faire sans que ce soit blessant je pense 🙂

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  19. Très bel article ! C’est vrai que Simplement est très sympa et plus pratique pour les services presse ^^
    J’ai lu plusieurs romans auto-édités, et pareil, j’ai trouvé des oeuvres très intéressantes, bien écrites. Quand on se renseigne un peu sur l’auteur.rice et son travail, on voit s’il s’agit d’une démarche sérieuse ou non. Ou lire quelques extraits peut permettre de se rendre compte de ce qui nous attend également. Enfin, je n’ai pas été déçue non plus dans mes choix parce que j’ai fait ce petit travail de documentation avant au cas où 🙂
    Je suis aussi d’accord avec toi sur le fait que certaines personnes sont un peu trop rigides sur les règles du français. Il y a plein de genres, de styles et de formats différents, et l’écriture contribue à en donner la forme.
    Si on écrivait du young adult à la manière de Victor Hugo, ce ne serait plus du young adult x) Il faut s’adapter à son époque.
    D’ailleurs, même les auteurs.rices classiques écrivaient des fautes quand il le fallait : un personnage qui s’exprime mal, analphabète, etc.

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    1. Whaou, merci beaucoup pour ce long commentaire très intéressant 🙂 je suis entièrement d’accord avec toi, je fais de très belles surprises jusqu’ici et je continue de tomber sur des pépites très bien écrites 🙂
      Haha exactement, et en même temps un young adult à la manière de Victor Hugo c’est typiquement un truc suffisamment original pour se retrouver dans les auto-édités parce que ça ne serait jamais accepté par les maisons d’édition (et j’adorerais lire ça :P)!
      Oui, pour moi on est censés laisser à l’auteur le bénéfice du doute et partir du principe que tout est volontaire. A moins qu’on voie clairement que ce sont des petites coquilles, et dans ce cas là j’imagine qu’ils sont contents qu’on les souligne si c’est fait poliment 😊

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  20. Je suis aussi sur SimPlement, et jusqu’à présent, moi aussi, j’ai fait de jolies découvertes, que j’ai régulièrement chroniquées sur mon blog. Et en plus, c’est comme ça que je découvre ton blog à l’instant…

    A essayer, et justement elles proposent régulièrement des livres en partenariat sur SimPlement: les livres des éditions Yakabooks!

    Bonne soirée et bon dimanche!

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  21. Cet article est très intéressant et la fin, le coup de gueule fait un bien fou ! J’ai justement tourné une vidéo pour mon Instagram (qui sera postée… un jour ha ha) où je parle des lecteurs qui crient au manque de crédibilité sous prétexte qu’eux ne connaissent pas de situations ou personnes similaires à celles du livre. J’expliquais avec des arguments et des preuves, que c’était une erreur et que souvent, l’auteur n’a pas manqué de crédibilité, il s’est simplement inspiré de ce que lui connaissait et que si le lecteur ne connait pas ces choses-là, cela lui semblait forcément étrange. Eh bien, ce que tu dis ici est similaire. Le lecteur va assumer que l’auteur a fait des fautes alors que souvent, c’était voulu (comme toi et ta rédaction).
    Je pars du principe qu’il faut être honnête et dire quand ça ne nous plaît pas, je demande toujours aux gens de l’être au sujet de mes livres, mais je pense aussi qu’il faut savoir tourner les choses correctement. La langue française a de jolies nuances, autant s’en servir ; ) Comme tu le dis, on dire « je n’aime pas » et non « ce n’est pas bon ». C’est ce qui permet à une appréciation de ne pas devenir un jugement. Mais bon, ce n’est pas demain que les choses changeront. Cela reste cependant rassurant de voir qu’il y a des lecteurs comme toi qui tiennent ce genre de discours. Alors merci !

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    1. Exactement, je suis totalement d’accord avec toi ! C’est toujours très présomptueux et souvent déplacé d’oser remettre en question les perceptions de quelqu’un d’autre. Comme dire « Mais arrête, c’était pas méchant » à quelqu’un qui serait blessé par une remarque : nier la réaction que l’autre peut avoir ne résoud rien et n’est aucunement pertinent.
      Effectivement, tout le monde ne voit pas forcément les choses de cette façon-là, et chacun s’exprime de la manière qui lui convient, mais je pense qu’il ne faut pas minimiser l’importance du choix des mots lorsqu’on émet une critique, la forme compte autant que le fond 🙂 Bref, ravie si ce message a su trouver écho en toi, et je continuerai à agir pour redorer le blason des auto-édités, ils le méritent vraiment !

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  22. Merci

    Merci de redorer le blason des autoédités, et merci de mettre en lumière ce phénomène. Certains chroniqueurs se prennent pour des bêtas-lecteur et pensent devoir souligner les défauts et fautes comme si le texte allait être modifié par la suite. Bien sûr, pour un indé, c’est plus facile de corriger une coquille qu’un texte édité, et autant le faire si une erreur est soulignée.
    Mais pour autant, nous ne sommes pas des enfants qui attendons la restitution des copies corrigées. Ce comportement n’est pas reproduit lorsque le livre sort d’une maison d’édition, parce que le chroniqueur se place plus en retrait dans le processus, et voit davantage le livre comme un produit fini.

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    1. Oui c’est très juste, il est parfois difficile de jongler entre chroniqueur et bêta-testeur lorsqu’on a un rapport direct à travers l’auteur : certains auront probablement l’impression de « rendre service », alors que ce n’est pas du tout ce qu’on nous demande à ce stade 🙂 Il m’arrive de relever quelques typo quand je sais que ça va aider l’auteur (lorsque son roman vient tout juste de sortir par exemple, ou lorsqu’il en parle de lui-même) mais jamais des tournures de phrase ou des choix de scénario, ce n’est pas dans mon cahier des charges ! Il est vraiment important qu’on commence à considérer ces productions comme des produits finis, et qu’on parte du principe que tout est volontaire et maîtrisé. Bref, entièrement d’accord avec toi 🙂

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