[Aparté] Comment les maths m’ont ramenée vers la spiritualité

Cet article est né d’une réflexion qui mûrit depuis quelques temps déjà, mais que j’avais envie de poser à plat aujourd’hui. Parce que je t’ai parlé de maths ici, que c’est souvent associé à des états d’esprit très rationnels, qu’on oppose régulièrement la science et la religion et que ces questionnements font écho à une lecture que j’ai faite récemment (et dont je te parlerai en fin de semaine).

J’ai grandi dans un milieu catholique. Pas vraiment pratiquant, mais les notions de Dieu, d’âme, de paradis étaient présentes dans mon éducation et j’ai toujours accepté l’idée d’une entité qui me dépasse, et de mon impossibilité à tout comprendre des lois qui régissent l’univers. Ca me rassurait de penser que quelqu’un veillait sur nous, j’ai pris l’habitude de prier, parfois, lorsque je suis inquiète ou que j’espère quelque chose, ou simplement pour dire merci.

Mais à la fin de l’enfance, les premières questions sont survenues, les premières incohérences ont fait surface. Ca commence par les classiques (« pourquoi Dieu autorise le malheur ? », « pourquoi Dieu est miséricordieux dans le Nouveau Testament mais vengeur dans l’Ancien Testament ? »), mais j’avais aussi des blocages bien plus pragmatiques de type « Si certaines religions disent qu’il y a plusieurs dieux, et que d’autres disent qu’il n’y en a qu’un seul, il y en a forcément qui se trompent non ? ». Bref, on remet en question, on découvre aussi l’impact que la religion a pu avoir sur la société, les abus de pouvoir, les croisades, la manipulation.

Plus je grandissais, plus j’avais l’impression de vivre dans une société athée, qui sait pertinemment qu’il n’y a rien après la mort, qu’on est là par hasard, une société qui ne croit en rien mais qui tolère ceux qui ont envie de se voiler la face, parce que « tant mieux si ça peut les aider ». Et franchement, ça m’angoissait de penser comme ça, je n’avais pas du tout envie de me faire à l’idée qu’il n’y avait rien au-dessus de nous, rien d’intangible, rien qui nous dépasse.

Et laisse-moi te dire qu’à ce stade-là de mes réflexions, la science n’a pas du tout été mon alliée. Je me souviens très bien de mon chamboulement intérieur lorsque j’ai appris, vers dix-sept ans, l’existence de l’ocytocine, de la dopamine et de toutes ces hormones qui influent sur notre état d’esprit, nos émotions, nos attirances et nos envies. Alors quoi, notre corps n’est qu’une machine qui réagit à certains stimuli ? Où est l’âme dans tout ça ? Où est la magie ? Où est le libre-arbitre ? A partir de là, j’ai eu l’impression vertigineuse que la science risquait un jour de tout démontrer, de tout comprendre, et que plus elle progresserait, moins on aurait besoin de spiritualité (à l’image des croyances du passé, qui tentaient d’expliquer les phénomènes naturels comme l’orage ou les tempêtes à l’aide de dieux et de mythes). Et ça, pour moi, c’était terriblement angoissant.

Bref, en brave jeune nana qui a envie de croire à la magie mais qui a une peur panique qu’on lui prouve que ça n’existe pas, et devant l’ampleur de ce genre de considérations, je me suis simplement réfugiée dans le déni. J’ai décrété qu’on ne pouvait pas tout expliquer, que je n’allais surtout pas chercher à vérifier cette hypothèse et que j’allais mener mon bout de chemin en me bouchant les oreilles pour ne pas me confronter à tout ça. Parce qu’au fond, j’avais de plus en plus l’impression que les religions n’étaient là que pour rassurer les gens, mais je ne pouvais pas me contenter de la réalité crue, aride et sans espoir que j’imaginais pour les athées. Un de mes points d’ancrage dans cette période, ça a été d’apprendre que Einstein était croyant. Ca permettait au moins d’entrouvrir une porte vers un autre scénario, même si je ne savais pas trop comment l’interpréter.

Et le temps a passé. J’ai rangé tout ça dans un coin de ma tête, j’ai passé mon bac, j’ai choisi d’étudier les maths sans trop savoir si ça me conviendrait. J’ai avalé des pages et des pages de livres d’algèbre linéaire, d’analyse, de géométrie, trois ans de théorie (parfois franchement rébarbative) pour me retrouver en master. Et là, les choses sérieuses ont commencé.

J’ai découvert le vertige de l’infini, ce moment incroyable où tu touches du doigt pour la première fois cette notion que nos cerveaux finis ne peuvent pas intégrer. Où tu arrêtes de juste assimiler ça à « un truc très grand » et que tu essaies vraiment d’imaginer à quel point ça peut être grand. Et qu’ensuite, tu te sens tout petit.

Dans la foulée, j’ai étudié le théorème de Banach-Tarski, qui joue sur ces notions d’infini et te prouve par A + B que tu peux dupliquer de la matière, tout simplement. Pas dans un univers hypothétique et tout cassé, mais bien dans notre 3D à nous, juste avec des outils qu’on n’a pas.

J’ai fait un peu de packing, ce domaine très spécifique qui étudie la meilleure façon de ranger des boules dans des boîtes carrées. Et j’ai appris que si on prend des boules de dimension 27, c’est extrêmement compliqué de les ranger dans une boîte de dimension 27 parce qu’il va rester plus de 99% de vide même si on essaie de les caler correctement.

J’ai réalisé que je travaillais depuis plusieurs années avec des objets que je ne pouvais pas toucher, ou même imaginer, mais que ça ne m’empêchait pas de les manipuler dans mes calculs. Des formes en 4, 5 ou 26 dimensions, qui là encore sont impossibles à concevoir pour notre cerveau limité à trois dimensions, mais dont on peut calculer le volume, l’intersection avec d’autres objets, qu’on peut comparer entre eux ou ranger dans des catégories. J’ai travaillé avec des fractales, avec des hypercubes, avec des nombres irrationnels; et dans tous les domaines de maths théoriques auxquels je me suis confrontée, notre monde à nous, notre réalité, notre 3D n’est traitée que comme un cas particulier, face à une généralisation bien plus vaste. J’ai appris à rencontrer des phrases du type « cette affirmation est fausse en général, sauf pour les nombres réels » sans lever un sourcil ou me dire bah ça me paraît déjà pas mal si ça marche pour les nombres réels, non ? Je suis tombée sur une fabuleuse vidéo sur la quatrième dimension, qui a une fois de plus chamboulé ma vision du monde et qui m’a rappelé à quel point notre spectre de vision et de compréhension est limité.

On m’a souvent demandé à quoi ça servait, de savoir que les boules à 27 dimensions se rangent très mal dans des boîtes, ou qu’il existe des fonctions qui sont continues partout mais dérivables nulle part. J’avais l’habitude de répondre que les maths avaient structuré ma pensée, m’avaient appris une méthodologie et un esprit critique qui me serviraient toujours. Que le fait de me confronter à des sujets aussi compliqués me permettrait de gérer d’autres sujets compliqués plus tard, avec un peu plus de sérénité. Mais je réalise aujourd’hui que cette réponse n’est pas complète.

Parce qu’en plus de tous ces arguments (que je considère toujours comme vrais), les maths m’ont prouvé que la science n’était pas l’ennemie de la spiritualité. Qu’elle n’allait pas dépouiller le monde de sa magie, mais qu’elle pouvait au contraire te donner accès à d’autres strates de réalité, d’autres hypothèses qui dépassent ta perception du monde, qu’elle pouvait te faire comprendre à quel point tu es limité, fini et bridé, et à quel point l’univers peut être illimité, infini, plus fou que tout ce que tu peux imaginer.

Bref, je commence à croire que les maths peuvent être un chemin vers une vérité plus essentielle, de la même manière que la philosophie ou la religion, et que chacun peut choisir la voie qui lui parle le plus. Je me sens bien plus apaisée face à tous ces questionnements aujourd’hui, et je crois que mon cerveau pragmatique et terre-à-terre avait besoin de se confronter aux infinies possibilités des maths pour accepter ces concepts un peu ésotériques, là où la religion n’aurait pas pu suffire à me rassurer totalement. Je ne sais pas trop comment conclure, je serais en tout cas très curieuse de pouvoir confronter cette vision des choses avec toi !

22 commentaires sur “[Aparté] Comment les maths m’ont ramenée vers la spiritualité

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  1. Un questionnement effectivement très intéressant : j’ai également grandi dans une famille croyante et j’ai reçu une éducation catholique. Croyante, je le suis restée assez tard jusqu’à mes études d’histoire. Et là, cela a sonné le glas de ma Foi! Après avoir étudié la religion sous le prisme de l’Histoire médiévale, cela a pas mal ébranlé mes croyances. Je suis devenue athée à la fin de mes études (mais alors complètement athée, au point de rejeter complètement la religion). Aujourd’hui, je ne veux plus en entendre parler car pour moi, la religion représente un pouvoir corrompu, une ascendance culpabilisante sur les êtres, une oppression, etc… En revanche, aujourd’hui, je crois fortement aux Sciences même si évidemment j’admets que ces dernières sont faillibles.

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    1. Ah ça je te comprends, j’entends beaucoup de gens rejeter en bloc le catholicisme à cause de ses dérives, et je ne peux pas les blâmer… C’est aussi pour ça que je parle de « spiritualité » plus que de religion : je suis attachée à cette idée de quelque chose de plus grand, mais pas vraiment aux rites ou à tout ce qui fait les religions dans leur aspect pragmatique.

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  2. Article super intéressant!
    J’ai grandi dans une famille catholique un peu croyante mais non pratiquante (sauf mes grands-parents) et j’ai fait mes communions plus pour suivre le mouvement que par foi.
    J’ai perdu peu à peu ma croyance dans le divin et la magie au fil des années sans réels élément déclencheur. Surement lié à mes connaissances qui s’élargissaient et puis mes études en droit et sciences politiques où on a pas mal parlé d’Histoire. Ces 2 disciplines m’ont aussi aidée à structurer ma pensée comme toi avec les maths 🙂

    Au début de ma vingtaine, je me disais agnostique, mais depuis 4-5 ans, je me sens vraiment athée.
    Je ne crois pas du tout en Dieu ou la « magie », mais j’estime aussi comme toi qu’il y a énormément de chose bien trop grandes et bien trop complexes pour notre compréhension. La science les expliquera peut-être un jour, ou pas.
    Il y a beaucoup de gens croyants qui sont aussi dans les sciences et même si je respecte les croyances de chacun, je trouve que c’est tout de même plus logique de concilier les 2 🙂
    Par contre, j’avoue avoir une sacré répulsion pour tout ce qui est religion organisée. Les Eglises ont causé tellement de torts à tant de gens à cause de leur bigoterie/intolérance/haine et en causent encore tellement que j’ai beaucoup de mal à leur trouver des points positifs.

    Bref, merci de nous avoir raconté ton chemin de réflexion c’était vraiment intéressant de te suivre dans l’évolution de tes croyances.

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    1. Oui, on se rejoint sur bien des points !
      C’est sûr que préférer le créationnisme en niant totalement les théories scientifiques, ça ressemble à du déni un peu trop borné. Et clairement, l’Eglise n’aide pas pour tous les combats de société, elle est souvent bien en retard pour les questions de tolérance et la remise en question de ses principes, c’est assez terrible quand on pense aux valeurs qu’elle prône.

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      1. C’est sur que certains semblent se mettre des œillères!
        Oui et c’est dommage, une partie des valeurs de la majorité des religions est tout de même vraiment valable. C’est vraiment naze qu’ils oublient souvent les idées du genre « aime ton prochaine comme toi même »….

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  3. Je pense que la spiritualité vient dès fois simplement quand on observe la nature ou les éléments comme les planètes, le fonctionnement du corps humain et tellement d’autres… pour moi, quelque chose me dit que le hasard ne peut tout expliquer.

    Pour revenir aux livres, un livre me vient en tête concernant ce sujet: La formule de Dieu de JR Dos Santos qui raconte comment Einstein a travaillé dessus… et une phrase au début du livre stipule que tous les éléments scientifiques évoqués dans le livre sont vrais… Je ne l’ai pas encore lu mais ta réflexion me donne envie de le lire. En tout cas, elle donne à réfléchir.

    Par contre honnêtement, je me suis perdue quand tu as évoqué les théories mathématiques ^^, mais je trouve ce genre d’articles vraiment très intéressant et enrichissant, je n’ose pas encore proposer ce genre article de réflexion mais peut-être que j’y viendrai, sans doute au travers de livres de non-fiction.

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    1. Oui je suis d’accord avec toi, on peut voir de la « magie » dans tout ce qui compose notre environnement 🙂
      Ah tiens, il faudrait que je lise ce livre ! Merci pour le conseil 🙂
      Haha j’avoue que là je les ai posés un peu en vrac vu que je les détaille dans d’autres articles, le but n’était pas vraiment de mettre l’accent dessus ^^ Mais si écrire ce genre d’articles te fait envie, n’hésite plus ! 🙂

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  4. Je crois que l’éducation nationale a beaucoup contribué à tuer la religion, tout l’enseignement est dominé par la critique de la religion : la bande à Voltaire. Nous sommes éduqués dans une société dominée par la science, ceci pose des problèmes quand la science est ignorante tel le Covid19 ou le sujet de la mort, la plus grande peur du monde occidental est la mort car la science est impuissante, la réponse du néant qu’elle apporte ne satisfait à personne, il n’y a que le prolongement de la vie par la médecine qui rend acceptable le recule de l’échéance suprême. Alors que dans les pays où la religion est vénérée, la question de la mort de leur fait pas peur car la réponse apportée par la religion est acceptable.
    Un professeur de philosophie citait un prix Nobel de physique « Je suis croyant parce que le monde est infini et la connaissance de l’homme finie, comme il faut un repère, tout ce qui est après le Big Bang c’est pour les scientifiques et tout ce qui est avant est pour le Pape ou autres religions ».
    Le film Matrix s’est approché de la question d’un créateur, le grand l’architecte du monde virtuel, c’est le monde construit par les scientifiques. Mais le monde construit par les scientifiques contient beaucoup d’artifices et ces artifices s’approchent tellement du vrai que l’œil et le cerveau humain s’y perd le vrai du faux…c’est à s’y perdre du monde onirique de Christopher Nolan.

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    1. Oui, c’est un peu cette sensation que j’ai aussi quand je dis que j’ai parfois l’impression d’être entourée d’athées et que ça me déprime un peu. C’est certain qu’on a un autre rapport à la mort en tant que société si on n’a aucun espoir qu’elle amène d’autres choses…
      Cette citation est très intéressante !

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  5. Arthur C. Clarke disait dans ses 3 lois de la science-fiction : « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie. » Quelque part, les maths, c’est ça dans la manière dont tu le décris : tu travailles avec des concepts qui n’existent pas en vrai mais qui peuvent fonctionner, la quatrième dimension existe même si on ne peut pas en avoir conscience, sans compter toutes les choses qui échappent encore à notre compréhension ! Alors c’est magique, comme ça pourrait être l’oeuvre d’un grand quelque part, ou bien de quelque chose de mystique qui nous dépasse. Alors je saisis tout à fait comment pour toi, les mathématiques et la science de manière plus générale peuvent amener vers la spiritualité. Je trouve ta réflexion super riche et intéressante là-dessus ! Pour ma part, j’ai toujours été éduquée en athée, mais je dirais que l’agnosticisme me va bien. Quand on voit tout ce qui existe dans le monde, la nature, les phénomènes du ciel, les mystères de l’âme, du libre-arbitre ou de la mort, je pense qu’il y a des tas de choses qu’on n’expliquera pas ou jamais. Ou bien qu’on expliquera en théorie mais nous n’aurons pas les capacités pour voir la « pratique ». La science montre à quel point on en sait encore peu et à quel point l’univers, ses strates, sont bien plus vastes qu’on ne l’imagine et c’est une forme de spiritualité aussi. Je suis contente de savoir que tu es plus apaisée sur ce sujet-là maintenant, vivre dans une angoisse existentielle, ça fait des dégâts.

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    1. Oh ben oui, c’est exactement ça ! D’ailleurs je suis tombée l’autre jour sur un magicien qui utilise des principes de science pour construire ses tours, ça m’a un peu fait sourire de penser que là aussi, on est dans la même démarche.
      Entièrement d’accord avec tout ce que tu dis, je crois que le plus important dans tout ça (au-delà de nos croyances ou de notre appartenance à l’une ou l’autre des religions existantes) c’est de sentir cette humilité face à la grandeur de ce qui nous entoure, et trouver de l’espoir, si on en a besoin, dans toutes ces zones d’ombre qu’on ne peut éclairer avec notre conscience limitée. Pour le reste, chacun fait sa petite cuisine 🙂

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  6. Waaah, je découvre tout un raisonnement vis-à-vis du sujet de la spiritualité que je n’aurais jamais pensé lire sous le clavier d’une matheuse ! C’est passionnant en tout cas, ça ouvre l’esprit.

    Ca me rappelle vaguement ma propre expérience perso : j’ai décidé seule de faire du catéchisme parce que l’idée de quelqu’un qui nous aurait créé ne me paraissait pas absurde, ensuite j’ai claqué la porte du catholicisme pour des raisons personnelles d’abord, puis pour des raisons de croyance tout simplement. Je suis devenue une athée très virulente par la suite, puis lire « Féminismes islamiques » de Zahra Ali et « L’évangile selon Pilate » d’Eric-Emmanuel Schmitt a contribué à calmer mes ardeurs, aha. Finalement, je suis beaucoup plus sereine et ouverte d’esprit sur la question de la religion aujourd’hui qu’avant. (toujours athée mais voilà)

    Ton article me fait découvrir autre chose auquel je n’avais pas pensé et qui me fait beaucoup réfléchir ! Merci ! (on est si, si petits)

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    1. Ah ben tu me fais bien plaisir ! 🙂 Héhé, je suis pleine de ressources.
      C’est intéressant comme parcours, j’ai rarement entendu des gens aller d’eux-mêmes vers le catholicisme, surtout parce qu’en général autour de moi, les parents baptisaient leurs enfants à la naissance et ensuite tu suis le mouvement sans trop te poser de questions jusqu’à l’adolescence.
      Si tu veux qu’on rediscute du fruit de tes réflexions sur le sujet dans quelques temps, je suis là et ça me passionne ! 😀

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      1. En fait, j’étais partagée entre le « ça n’a pas l’air con comme raisonnement (le fait qu’il y ait un dieu) » et une personne qui me disait qu’on allait bien s’amuser au catéchisme xD (spoiler : c’est faux) J’ai été baptisée mais c’est plus par tradition, mes parents étant athées et étant pas hyper contents de me voir aller vers ça…
        Pas de soucis ! 🙂

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  7. C’est intéressant de lire l’évolution de ton état d’esprit!
    Mes parents n’étaient pas super croyants mais la religion a fait partie de mon éducation jusqu’à la fin de ma scolarité. Je me suis détachée petit à petit de tout ça par la suite, je ne me souviens pas trop comment si ce n’est que dans la vingtaine, il était évident pour moi de me déclarer non-croyante. Je le suis toujours aujourd’hui, et je suis fermement opposée à toute forme de religion institutionnalisée parce que j’y vois avant tout des structures de pouvoir au service de ceux qui la dominent. Par contre, je ne suis pas opposée à l’idée d’une force supérieure qui existerait au-delà de notre perception ou compréhension, et dont l’existence sera un jour démontrée – ou pas. J’ai conscience de nos limites en la matière…
    Cela dit, je crois que si une telle force existe, elle n’est pas anthropomorphe et n’en a rien à faire de nous et de nos existences. Par conséquent, je vis ma vie sans me préoccuper de la sienne…

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  8. Ton article est super intéressant et ça n’a pas du être évident d’inscrire tout ça sur le papier.
    Je me suis retrouvée dans pas mal de tes réflexions – sauf que je ne suis pas du tout scientifique – et c’est intéressant de se dire (contrairement à une idée commune) que la science n’est pas l’ennemi de la religion ou de la spiritualité car elle accepte qu’il y a des choses qu’on ne peut expliquer.

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