[#PLIB2019] Vincent Tassy : romans et interview

Il y a quelques mois, j’ai découvert la plume de Vincent Tassy et j’ai immédiatement su qu’il faudrait que je t’en parle. La rencontre s’est faite avec Apostasie, puis j’ai eu la chance de discuter un peu avec lui à la remise du PLIB à Lyon. Suite à ça, j’ai savouré Effroyable Porcelaine et Comment le dire à la nuit, et j’ai eu envie de te présenter tout ça en même temps, sous forme d’un dossier un peu plus long que d’habitude et surtout, avec une belle interview de l’auteur pour conclure. Du coup, la première partie sera courte, parce que je n’ai pas voulu trop couper dans le long échange que nous avons eu et que j’aimerais vraiment te garder jusqu’à la fin de l’article.

En très bref, voilà donc ses trois premiers romans, histoire de te donner un petit contexte. Le premier, Apostasie, suit le parcours d’un jeune homme mélancolique prénommé Anthelme. Il vit dans une forêt envoûtante et se satisfait de la présence de son chat, jusqu’au jour où il rencontre le maître de la Sylve Rouge et son quotidien de charmes et de fantasmes. Celui-ci lui racontera l’histoire de la princesse Apostasie, et passé et présent se mélangeront dans un conte délicieusement macabre.

Ensuite vient Effroyable Porcelaine, un roman pour les jeunes adolescents qui parle d’une poupée que Sibylle retrouve dans une vieille maison abandonnée. Cette poupée est magnifique, mais peu après l’avoir adoptée, Sibylle se retrouve hantée par des cauchemars et des événements plutôt inquiétants. Qui était l’ancien propriétaire, et que lui est-il arrivé ?

Enfin, Comment le dire à la nuit, un texte à l’ambiance gothique et romantique qui met en lumière plusieurs personnages fascinants dont les destins se croiseront peu à peu. Impossible à résumer sans dévoiler l’intrigue, mais il parle autant de Barbara Cartland que de déchirements de l’âme, sur fond de mélancolie et d’amour impossible. Puissant et poétique, ce roman est probablement mon préféré des trois, tant pour la beauté de la plume que son atmosphère étouffante et envoûtante.

Dans chacun de ces livres, le plus gros point fort pour moi est la qualité d’écriture. Vincent Tassy nous offre un vocabulaire merveilleusement riche, qui renforce l’esthétique d’un autre temps et le charme désuet qu’on retrouve dans ses histoires. Certains thèmes reviennent de manière récurrente, la question du genre et de l’orientation sexuelle, la mélancolie, l’éternité, et un certain amour du glauque qui amène parfois des scènes difficilement supportables et en même temps terriblement esthétiques. Mais tous ces points sont abordés dans l’interview, alors au lieu de les analyser maladroitement, je préfère te livrer directement ses réponses.


Moi : Bon, comme tu le sais, j’ai adoré tes trois romans, autant pour la plume que pour l’esthétique et le propos, et du coup je suis hyper contente de pouvoir en parler plus en détail avec toi.

Vincent : Et ça me fait plaisir aussi, ce que j’écris ne s’adresse pas à un très large public et c’est toujours cool de savoir que ça intéresse des gens !

Moi : Pour commencer global, il y a évidemment des thèmes récurrents dans ces trois textes, que ce soit dans l’esthétique un peu gothique/baroque, la réflexion sur le genre, le glauque utilisé comme quelque chose de beau… Est-ce que tu choisis volontairement de revenir sur ces bases, ou c’est simplement un penchant naturel ?

Vincent : Penchant naturel ça c’est sûr. Je force jamais rien. Je ne fais même pas attention au risque que je prends de me répéter, ça m’est égal, je laisse venir ce qui vient. Je ne pense pas que ce soit très important d’ailleurs d’essayer à tout prix de se réinventer par principe.

Moi : Ce qui est sûr c’est que ça te forge une identité d’auteur, j’imagine que ça a ses bons et ses mauvais côtés. Tu risques de toucher un moins large public, mais tu peux peut-être plus facilement fidéliser ceux qui aiment ta plume !

Vincent : Ah oui, le public est plus restreint mais il choisit vraiment ce que je fais, profondément. Il y a une sorte de lien qui se crée. Ca donne du sens à ce que je fais, ça me suffit !

Moi : Et tes personnages, tu t’y identifies ? Tu t’y attaches ? Je suis notamment fascinée par la diversité des personnages dans Comment le dire à la nuit, je n’avais aucune idée de la façon dont tu pourrais articuler l’histoire pour que leurs chemins se croisent, et j’ai beaucoup aimé cette construction.

Vincent : Je m’y identifie assez oui, même s’ils n’existent pas ils font des choses dans le livre, ou pensent des choses, qui ressemblent à ce que je fais ou à ce que je pense. Ce qui est normal, bien sûr, c’est vraiment très, très normal. Dans Comment le dire à la nuit, c’est vrai qu’ils finissent tous par se rejoindre, un peu comme dans Apostasie, on voit ce qui les lie peu à peu. Je les aime bien ces personnages. Prendre le temps de les développer, d’imaginer des trucs sur eux… Et puis après c’est vrai que je ne suis pas forcément très tendre avec eux, mais que veux-tu ! Je passe tout le livre à les déréaliser peu à peu, de toute façon.

Moi : C’est vrai qu’il faut un certain temps avant qu’on prenne nos repères, on se demande même si tout se passe à la même époque au début. Mais ça ne m’a pas du tout dérangée, et chacun avait une trame très intéressante à suivre, donc je me suis laissée bercer !

Vincent : Tant mieux, tant mieux ! J’aime ça, qu’on se « laisse bercer », ça me plaît beaucoup !

Moi : Par contre, c’est vrai que tu ne les ménages pas. J’avoue que la première scène gore de Apostasie m’a un peu pris au dépourvu, j’étais dans ma clairière toute poétique et bim ! Changement de registre. Tu as eu des difficultés à faire accepter ces scènes ? (Par l’éditeur et/ou le public, j’entends)

Vincent : Alors ça n’a pas du tout posé de problème avec l’éditeur (le manuscrit était déjà accepté sur projet de toute façon, et on n’a pas touché aux scènes sanglantes lors des corrections), mais des lecteurs ont aimé le côté onirique et ont été gênés par le contraste avec l’extrême violence de certains passages. Certains, je crois, ont même abandonné le livre à cause de ça (pas tous, d’autres l’ont abandonné juste parce qu’ils le trouvaient nul !). J’avoue que je ne prends pas de plaisir particulier à faire souffrir les personnages, mais la violence m’intéresse à deux points de vue dans l’écriture : graphique et musical.

Il y a une forme de violence chez tous mes personnages. D’une façon ou d’une autre. Il y a une forme de violence partout, on est le reflet de ça. C’est inévitable. Et j’aime la musique de la violence, des mots de la violence. Créer un rythme avec ça, avec les phrases qui disent ça. C’est quelque chose qui parle au corps, qui fait réagir, qui remue. Mais cette violence très graphique, très démonstrative qu’il y a dans Apostasie tend à plus de discrétion et d’abstraction dans les livres suivants.

Moi : C’est vrai que dans Comment le dire à la nuit, on n’est pas dans le même degré de choc. Et pour Effroyable Porcelaine, j’imagine que le public visé t’obligeait à adoucir les angles… Comment ça s’est passé d’ailleurs, d’écrire pour des jeunes ? Tu as senti rapidement le ton adapté ou c’était un long travail d’ajustement ?

Vincent : Ça va, ça a été moins compliqué que ce que je pensais. C’est venu facilement. J’avais des références précises en tête qui me guidaient et qui me servaient de thermomètre pour savoir jusqu’où aller, aussi bien en termes d’intrigue que de style d’écriture.

Moi : J’ose demander lesquelles ?

Vincent : Lady Oscar, l’anime qui passait à la télé quand j’étais petit. Et puis toutes ces séries d’animation désespérées et déprimantes dont on a abreuvé ma génération : Rémi Sans Famille, Princesse Sarah, Un Chien des Flandres, et j’en passe. De belles choses, mais très moyennement gaies. Et pour les livres, Frances Burnett, bien sûr, la vieille littérature jeunesse comme ça. Et Gudule aussi !

Moi : Est-ce qu’il y a des messages particuliers que tu essaies de faire passer à travers tes écrits ?

Vincent : Je n’essaye pas spécialement mais il y en a. Même à mes dépens. Et puis il y a le cas particulier d’Effroyable Porcelaine, qui est carrément un « livre à message », même si ça m’ennuierait un peu qu’on le limite à ça, il y a un « message » mais pas que ça, une ambiance aussi, des émotions… C’est plus important pour moi que le reste !

Moi : Loin de moi l’envie de le résumer à ça, même si le message est très beau.

Vincent : Merci ! Cette histoire d’identité de genre, on la retrouve dans beaucoup de mes livres. Toutes les questions soulevées par les féminismes sont souvent au cœur de mes réflexions et se retrouvent d’une manière ou d’une autre dans mes livres.

Moi : Et c’est toujours traité avec beaucoup de délicatesse, je trouve. J’aime beaucoup le fait de ne pas en faire des romans militants à proprement parler, mais de juste traiter le sujet en montrant qu’il n’y a rien de choquant ou d’anormal.

Vincent : Oui voilà c’est ça, pas militant. Et puis en fait mes personnages sont souvent queer, c’est comme ça, ils arrivent comme ça dans ma tête, ce n’est même pas par souci de représentation, encore moins pour respecter un quota ou autre, c’est comme ça et c’est tout.

Moi : Je trouve que c’est la meilleure façon d’aborder le sujet, sans agressivité, revendication ou polémique, juste comme quelque chose de banal. J’ai d’ailleurs un peu de peine avec les séries/bouquins actuels qui forcent un personnage de chaque « minorité », ça sonne faux pour moi

Vincent : Oui ça m’énerve aussi. C’est vrai qu’on peut considérer que la fiction grand public a une responsabilité dans une certaine mesure, par exemple dans les œuvres pour la jeunesse disons. Mais d’un autre côté, c’est dommage de limiter la fiction à un simple véhicule d’idées. Moi, des personnages d’hétéros bourrins et homophobes peuvent aussi m’intéresser. C’est risquer de limiter la richesse infinie de la création fictionnelle que de toujours chercher à ne froisser personne quand on l’élabore.

Moi : Ca c’est certain! Je suis entièrement d’accord pour la richesse qu’on perd à vouloir tout lisser. Dans le même sens, le féminisme qui consiste à nier les différences entre les genres me contrarie aussi, ça n’a aucun intérêt pour moi de faire penser que tout est interchangeable. Tant qu’on laisse les gens vivre, je ne vois pas le problème

Vincent : Oui. Sur la question de nier la différence entre les genres, moi ce qui m’intéresse dans la question du genre c’est justement ce gouffre qu’elle représente, elle est impossible à résoudre, le féminin/masculin est ancré en nous depuis des millénaires et on en arrive à un époque où on cherche, où on remet en question, et c’est vertigineux tout ce que ça veut dire, tout ce que ça ouvre comme interrogations. En tout cas, c’est à mon avis une bonne chose qu’on n’envisage plus le féminin et le masculin comme deux polarités hermétiques parce que ça justement, ça permettra à plus de personnes de vivre tranquillement leur vie. Porter ces questions-là sur la scène publique permet aussi à plus de gens de s’interroger sur leur identité et trouver plus d’harmonie avec elles-mêmes. Non ?

Moi : Tout à fait ! Très bien dit, je n’ai rien à rajouter. Et les Barbara Cartland alors, tu les as lus ?

Vincent : Ceux qui sont mentionnés dans Comment le dire à la nuit, je les ai lus. Plus quelques autres aussi, par exemple il n’y a pas très longtemps, je m’en suis fait un pour me détendre, qui se passe en Russie, si on veut, ça s’appelle « Du Feu sur la Neige » je crois. C’est assez merveilleux Barbara Cartland, enfin le plus merveilleux c’est de lire un Barbara Cartland en pensant à qui l’a écrit, c’est-à-dire elle. Penser à elle en train d’écrire ou de dicter ça, avec sa robe rose et son petit chien et ses bijoux en toc, c’est assez fabuleux !

Moi : La vache j’avais pas vu qu’elle en avait écrit plus de 700 ! Mais comment !?

Vincent : Elle a commencé en publiant un à deux livres par an. Puis le succès est arrivé hyper vite. Et au bout d’un moment, elle s’est mise à dicter ses livres à des secrétaires. Elle, allongée dans sa méridienne rose. Elle dictait 9000 mots par jour si je ne dis pas de conneries. En gros elle écrivait deux romans par mois, quoi. Toujours les mêmes histoires, toujours les mêmes personnages… enfin Comment le dire à la nuit parle beaucoup de ça, dans les chapitres Parascève au départ. Moi ça me fascine, j’y peux rien.

Moi : Haha oui tu m’as appris plein de choses d’ailleurs. Et la scène du déguisement de Barbara Cartland est assez fascinante d’ailleurs…

Vincent : Ah oui ! J’aime cette scène, avec le champagne, les cigarettes, la pop synthétique new romantic en fond… J’aime !

Moi : D’ailleurs, tu écoutais des musiques particulières pendant l’écriture de Comment le dire à la nuit ? Et l’écriture des autres bouquins aussi hein, pendant qu’on y est.

Vincent : Ah très bonne question ! Pour Apostasie c’était principalement de la musique classique, des chants grégoriens (le Miserere d’Alegri, ou Cristobal de Morales) et aussi des heavenly voices, toute cette scène autour de Dead Can Dance, Arcana, ce genre-là. J’écoute beaucoup Schubert, Brahms, Mendelssohn, les romantiques. Et les Stabat Mater aussi, celui de Vivaldi j’adore, et aussi bien sûr celui de Pergolese.

Pour Comment le dire à la nuit, il y a surtout des trucs de piano triste où il ne se passe presque rien, ces espèces de longues playlists qu’on trouve sur YouTube. Et beaucoup Leonard Cohen, mon chanteur préféré.

Et pour Effroyable Porcelaine j’écoutais les premiers albums d’Autumn Tears, un groupe de dark atmo, et Violet Tears, des italiens qui mélangent heavenly et cold wave, des génies absolus de l’atmosphère mélancolique et embrumée.

Moi : Et pour rester dans tes références, si tu devais me citer quelques auteurs phares ? Ceux vers lesquels tu te tournes sans hésitation et que tu relis parfois ?

Vincent : Marguerite Duras. Et puis Gabrielle Wittkop, Poppy Z. Brite et Tanith Lee… Mais j’ai pas de mots pour dire mon amour de Duras, c’est vraiment l’écrivain de ma vie. Sinon, j’ai été très marqué par Racine, dans les classiques. Le romantisme noir, aussi. Et dans les actuels, j’aime beaucoup de choses, le catalogue de Minuit, du Diable Vauvert. Et Angot, aussi. C’est très bien ça, Angot.

Moi : Si on revient sur ton parcours d’écrivain, qu’est-ce qui t’a donné l’élan ? Comment tu perçois la sphère SFFF francophone de l’intérieur ?

Vincent : Question compliquée. Moi ce qui m’a donné l’élan, c’est Mathieu des Editions du Chat Noir. J’avais envie depuis longtemps de publier de la dark fantasy, je suivais la scène de loin et ce que j’écrivais correspondait bien à ce qu’avaient publié quelques années plus tôt des maisons, aujourd’hui fermées, comme L’Oxymore ou Nuit d’Avril. Et quand Mathieu m’a demandé, en 2013, si j’avais un projet sur le feu, j’ai dit oui. C’était Apostasie. Ça a été le vrai début de mon parcours. Le Chat Noir l’a très bien travaillé, a fait un boulot de promo adapté. J’ai pu commencer à avoir un lectorat (le livre est même ressorti en poche chez Mnémos.) Lectorat pas énorme, certes. Je ne suis pas chez Bragelonne et mon style est rédhibitoire pour beaucoup.

Quant à ce que je pense du milieu SFFF francophone, eh bien pour tout dire je n’en pense pas grand-chose parce que je ne le connais pas suffisamment. Ce dont je peux parler, en revanche, c’est des blogueuses et booktubeuses comme toi, grâce auxquelles mes livres ont gagné en visibilité. Je pense à Margaud Liseuse, qui a publié de bons avis sur mon premier livre, et du coup plus de gens ont commencé à s’intéresser à ce que je fais. Ça a été un sacré coup de pouce. Je la remercie vraiment pour ça. Le travail des blogueurs, booktubeurs, bookstagramers, etc., apporte énormément de dynamisme et d’émulation à notre microcosme. C’est l’avenir. Le PLIB est un bon indicateur de cet esprit que les booknautes créent autour de la lecture : du plaisir, de la douceur, du bien-être, de la curiosité. Ça c’est vraiment quelque chose que je trouve bien. Et je sais que les plus jeunes sont vraiment motivés à lire grâce à ça.

Moi : Ca fait vraiment plaisir de lire tout ça, et je pense effectivement que de plus en plus de gens vont chercher des suggestions de lecture sur ces canaux, c’est une piste à creuser pour les ME ! De mon côté du spectre, je trouve génial de pouvoir accéder à tout un tas de privilèges (comme pouvoir interviewer des auteurs !) en venant de rien, sans diplôme ou quoique ce soit. C’est aussi parce que le milieu est petit, mais c’est tellement valorisant et gratifiant de se faire une place juste par sa motivation

Vincent : Alors oui ça c’est vraiment super, c’est la passion qui fait tout, et votre passion a un effet direct pour nous. Pour un auteur, les lecteurs, c’est Dieu !

Moi : Et inversément ! Bon, une dernière question pour la route : tu peux dire un mot sur tes prochains projets ?

Vincent : Pour ce que je peux dire : j’ai fini pas plus tard qu’hier le premier jet d’un manuscrit qui sortira en octobre 2019. Pour ne pas trop en dire non plus, c’est un roman très sombre, triste je crois, et très court. Il est écrit dans un style que Comment le dire à la nuit annonce un peu, mais plus radical. J’ai encore peu de recul dessus, je le laisse reposer quelque temps avant de m’y repencher. J’ai aussi deux autres projets sur le feu, qui sortiront les années suivantes si tout va bien. Je vais d’ailleurs reprendre très vite l’écriture de l’un d’eux, pas de temps à perdre ! Et j’avais envie depuis longtemps de faire de la fantasy pure.

Moi : Tout ça est très alléchant ! Ca m’épate toujours que les auteurs arrivent à jongler avec plusieurs histoires en même temps…

Vincent : C’est très rare pour moi, et d’ailleurs je n’aime pas trop. Je préfère avoir un seul projet en tête. Là, j’en ai évacué un, ouf !

Moi : Est-ce qu’il y a une dernière chose que tu voudrais rajouter ? Une question que tu as regretté que je ne pose pas, par exemple ?

Vincent : Ah non, pas du tout. Juste des remerciements, à toi, aux lecteurs, lectrices, qui m’écrivent souvent de gentilles choses sur mes livres, aux booknautes qui prennent le temps de parler de ce que je fais (et de ce que font les autres), c’est grâce à vous qu’il y a une vraie et solide communauté autour du livre et en particulier de l’imaginaire, et que des petits auteurs comme moi peuvent exister au moins un peu dans ce milieu difficile !


J’espère que tu as apprécié cet échange autant que moi, personnellement j’aurais pu continuer pendant des heures sans voir le temps passer. Je remercie grandement Vincent Tassy pour sa disponibilité, sa patience et la qualité de ses réponses, et si tout ce que tu viens de lire t’a intrigué, je t’encourage vivement à tenter l’un ou l’autre de ces romans, rien que pour te laisser porter par cette plume délicate et fascinante.

De mon côté, je suis déjà sûre que Comment le dire à la nuit fera partie de mes cinq finalistes du PLIB et j’espère que ce roman rencontrera le succès qu’il mérite. J’ai déjà hâte de voir sortir les prochaines parutions de Vincent Tassy, je ne manquerai pas de t’en parler !

#ISBN9782375680897

33 commentaires sur “[#PLIB2019] Vincent Tassy : romans et interview

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  1. Interview passionnante merciii !
    J’avais déjà envie de lire Comment le Dire à la Nuit, là j’ai juste envie de foncer chez mon libraire pour me le procurer (en vrai j’attendais le Salon du Vampire pour me le faire dédicacer mais bon T.T)
    Des bisous et bravo pour ce bel échange !

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    1. Ohh merci Plouf ! ❤
      Ah mais clairement, fonce ! Et oui, tout à fait, moi aussi je me réjouissais 😦 Mais si t’arrives à te le caler avant les finalistes, j’ai trop envie de savoir ce que tu en penseras !
      Des bisous !

      Aimé par 1 personne

  2. Cette interview était très intéressante, merci beaucoup ! Je ne sais pas si le genre pour lequel il écrit me plairait (j’essaie d’éviter la violence, même si je cède parfois…) mais ça n’en reste pas moins un auteur qui a l’air très inspirant, et ça, j’aime ! Si, un beau jour, par pur miracle, je veux découvrir le genre, je sais vers qui me tourner!

    Je vous rejoins sur les questions de genre. Quand il y a un personnage d’une « minorité », c’est souvent forcé, et souvent créé par une personne qui n’y connaît de toute façon pas grand-chose !

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    1. Oh merci beaucoup à toi !! 🙂 Je me demande vraiment ce que tu en penserais, il y a des réflexions qui te plairaient sûrement mais pour l’ambiance je me tâte (bon, t’as survécu à Carrie déjà haha).
      Clairement ! Après c’est probablement une phase obligatoire dans l’évolution des pensées, mais c’est pas ma préférée disons.

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  3. Quel article ! Merci beaucoup pour un tel partage, et l’interview, davantage une discussion d’ailleurs, on dirait deux bons amis qui se retrouvent, c’est fascinant. Et je trouve que mine de rien, ça change des « interviews » traditionnelles parce que vous vous laissez vraiment bercer par la conversation, elle vous amène un peu où elle veut comme la petite réflexion sur le féminisme qui à première vue peut sembler une bifurcation mais pas du tout. Enfin, bref, j’aime beaucoup !
    J’ai du voir passer Effroyable porcelaine, la couverture me dit fortement quelque chose, mais je ne me suis jamais penchée dessus. Mais les couvertures sont vraiment splendides, je pense d’ailleurs que c’est un univers susceptibles de me plaire, en tout cas les thèmes me parlent beaucoup. Merci pour la découverte !

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    1. Oui c’était une discussion très fluide, j’ai eu beaucoup de mal à tailler dedans parce que je voulais garder cet effet spontané 🙂 J’aurais pu continuer pendant des heures !
      Je te rejoins, les couvertures sont magnifiques ! J’aimerais beaucoup avoir ton avis sur son univers si tu tentes, ça a un côté très hypnotique 🙂

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  4. Cette interview est top, merci !
    C’est un auteur que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire, mais que j’ai très envie de découvrir. J’ai entendu beaucoup de bien de ses trois romans et je pense que son univers devrait me plaire. Reste à savoir par lequel commencer !

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    1. Merci à toi ! J’ai entendu des avis plutôt divisés parce qu’il a un style très affirmé, mais ça vaut vraiment le coup de tenter. 🙂 Pour démarrer, ça dépend de ce que tu recherches ! Apostasie sera plus trash, Effroyable Porcelaine plus jeunesse et Comment le dire à la nuit plus mélancolique… Mais les trois sont très chouettes !

      J'aime

  5. Je suis trop d’accord avec toi quand tu dis ça : « J’aime beaucoup le fait de ne pas en faire des romans militants à proprement parler, mais de juste traiter le sujet en montrant qu’il n’y a rien de choquant ou d’anormal. » et du coup, je suis d’accord aussi sur le fait que c’est vachement bien fait dans Apo ou EP.
    C’était vachement cool comme article, bravo et merci beaucoup !
    Kin

    Aimé par 1 personne

  6. Merci pour cette interview passionnante et éclairante de l’auteur ! J’aime beaucoup son sens de l’engagement, le fait de vouloir porter des messages, tout en laissant complètement banale dans ses textes, la diversité des personnages.
    Et merci pour cet article, car ça m’a permis de retrouver le titre du roman que je cherchais (Comment le dire à la nuit) que j’avais vu passer, mais je ne me souvenais plus que de la couverture ! Ça donne envie de le découvrir.

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  7. Alors, je n’avais jamais entendu parler ni de l’auteur ni de ces livres, mais c’est carrément le genre d’univers qui peut me plaire! En plus l’auteur a l’air super chouette avec des idées intéressantes, ça motive d’autant plus.

    Et bravo à toi pour l’interview, elle est vraiment intéressante et agréable à lire!

    Aimé par 1 personne

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